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Pourquoi Méribel n’est pas devenue une station de béton

3 septembre 2026
Photo de chalets à Méribel

Beaucoup de stations de ski françaises ont été construites dans un seul but : loger un maximum de vacanciers au plus près des pistes. C’est pratique, mais le résultat est souvent un assemblage de grands immeubles de béton.

Méribel aurait pu leur ressembler. Méribel Centre non plus n’est pas un village séculaire, mais une station développée spécialement pour les touristes. Que la station soit aujourd’hui faite surtout de charmants chalets, nous le devons à des règles de construction strictes.

Le style Méribel

Dès 1936, il a été décidé que les nouveaux bâtiments devaient s’intégrer au paysage et utiliser des matériaux traditionnels. Après la Seconde Guerre mondiale, l’Écossais Peter Lindsay et l’architecte Christian Durupt ont poursuivi cette vision.

Les nouveaux bâtiments devaient être construits en bois et en pierre naturelle, avaient des toits en pente couverts de lauze et ne pouvaient pas être trop hauts. Ces prescriptions ont été consignées dans un cahier des charges architectural auquel tout nouveau projet devait se conformer.

Méribel a ainsi échappé aux immeubles de béton qui sont apparus dès les années soixante dans de nombreuses autres stations françaises. Le style chalet n’est donc pas séculaire, mais soigneusement conçu.

Toutes les parties de la vallée ne sont pas aussi charmantes. Méribel-Mottaret a été construite plus tard et de façon plus dense. C’est plus pratique et plus sûr côté neige, mais, sur le plan architectural, je la trouve moins belle que Méribel Centre, Méribel Village ou Les Allues.

Pourtant, la vision d’origine a tenu bon. Vous séjournez ainsi au cœur du plus grand domaine skiable du monde, sans avoir vue sur un mur de béton. Le charme de Méribel n’est pas un hasard, mais le fruit de près de quatre-vingt-dix ans de règles de construction strictes.

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